Rabat, capitale du Royaume, est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2012 sous l'intitulé « Rabat, capitale moderne et ville historique : un patrimoine en partage ». Le site couvre la ville nouvelle du Protectorat et les parties anciennes de la ville, dont la médina.
Du ribat almohade à la capitale du protectorat
La ville est fondée au XIIe siècle par les Almohades, qui y dressent une citadelle, la future kasbah des Oudayas, une mosquée et une résidence. Il s'agissait alors d'un ribat, une forteresse : de là vient le nom de Rabat, et celui de « Ribat Al Fath », le camp de la Victoire. Le petit-fils d'Abdelmoumen, Yacoub El Mansour, l'agrandit et l'entoure de murailles ; il lance aussi la mosquée Hassan, dont la construction débute en 1184.
Après 1269, les Mérinides choisissant Fès, Rabat décline : l'explorateur morisque Hassan al-Wazzan y compte une centaine de maisons. L'installation de 13 000 Morisques la relance. Jusqu'au XIXe siècle, elle est appelée Salé-le-Neuf.
En 1912, Lyautey en fait le siège du résident général et la capitale du protectorat français. Elle conserve ce statut après l'indépendance, en 1956.
La médina et ses abords
La médina de Rabat, ou ancienne médina, se situe entre la kasbah des Oudayas et les remparts almohades. Ses ruelles et ses souks sont moins fréquentés que ceux de Fès ou de Marrakech. Les deux mosquées historiques du quartier, Moulay el Mekki et Moulay Slimane, se visitent sur demande.
À côté, la kasbah des Oudayas, devenue un quartier de maisons bleues et blanches, domine l'embouchure du Bouregreg. Plus loin : Chellah, la nécropole mérinide sur les vestiges romains de Sala Colonia, et la Tour Hassan, minaret inachevé de la mosquée almohade.
Visiter Rabat
Deux jours permettent la médina, la kasbah, Chellah et la ville nouvelle, avec ses jardins d'Essais. Rabat se combine avec Casablanca à 87 km ou avec Meknès. Voir le guide complet de la capitale. La fiche de l'UNESCO décrit l'ensemble inscrit en 2012.