Who is

Mohamed Asli, cofondateur d'Al Massae et réalisateur de films

Mohamed Asli est un homme de presse et un réalisateur marocain, né à Casablanca le 4 mai 1957. Il a mené deux carrières parallèles : la production cinématographique, installée à Ouarzazate, et la direction du quotidien Al Massae. Ce portrait retrace les grandes étapes d'un parcours qui mêle presse écrite et cinéma.

Une formation de cinéaste à Milan

Originaire de la Chaouia, dans la région Casablanca-Settat, il quitte le Maroc à dix-huit ans. Il rejoint alors l'institut de cinéma de Milan, en Italie.

Pendant trois ans, il y étudie le montage et la mise en scène, tout en travaillant comme chef opérateur. Il termine cette formation par un court métrage intitulé Un cri de la réalité. Il complète sa formation par celle de photographe et quatre ans d'assistanat à la photographie.

Il raconte avoir écrit des poèmes dès l'enfance avant d'être orienté vers le cinéma. Sa biographie cinématographique est détaillée dans la fiche de l'Africiné, base consacrée aux cinémas d'Afrique et de sa diaspora.

Vingt ans de producteur

Après ses études, Mohamed Asli se spécialise dans la production de films. Pendant vingt ans, il produit ou coproduit une trentaine d'œuvres, dont Marrakech Express de Gabriele Salvatores. Il partage alors son temps entre le Maroc et l'Italie.

Dès 1980, le producteur italien Mario Cotone l'initie à la production, lors de ses fréquents allers-retours entre les deux pays. Il dirige ensuite Dagham Film, sa propre société de production.

Il produit notamment L'article 2, de Maurizio Zaccaro, et Mashamal, de Paolo Fondato. Avant la production, il a été assistant cadreur puis assistant réalisateur.

En 2003, il fonde à Ouarzazate, dans la région Drâa-Tafilalet, un centre de formation cinématographique. Il le crée avec le concours de l'Italie, dans les studios Kanzaman.

Un premier long métrage salué en 2004

En 2004, Mohamed Asli réalise et produit À Casablanca, les anges ne volent pas. Le film suit trois garçons de café venus de la campagne pour travailler dans la ville. Il est salué à Carthage, à Alexandrie, à Cannes et au Québec.

Le réalisateur accorde un long entretien au journal Le Matin le 30 novembre 2004. Il y présente un film qui montre la société marocaine dans sa diversité linguistique et régionale. Il affirme y préférer la poésie du quotidien au misérabilisme.

Il grandit dans une famille de cavaliers de la Chaouia, une influence présente dans plusieurs scènes du film. Il tourne lui-même plusieurs plans à l'épaule dans les rues de Casablanca.

Le Festival international du film de Marrakech reste l'un des grands rendez-vous annuels du cinéma marocain, comme le montre notre présentation du festival.

La direction d'Al Massae

Le quotidien arabophone Al Massae paraît pour la première fois le 18 septembre 2006 à Casablanca. Mohamed Asli en est l'un des quatre cofondateurs, avec Rachid Niny, Taoufik Bouachrine et Samir Chaouki. Le journal est présenté comme indépendant, sans affiliation gouvernementale ou partisane, selon sa fiche Wikipédia.

Rachid Niny dirige le quotidien et sa société d'édition de 2006 à 2011. En juin 2011, il est condamné à un an d'emprisonnement. Mohamed Asli prend alors la direction du journal et de la société Massae Media [À VÉRIFIER : 2011 ou 2012 selon les sources].

Le Media Ownership Monitor indique qu'il est devenu l'unique actionnaire de Massae Media. Abdellah Damoune en est le rédacteur en chef depuis 2011. Rachid Niny, son cofondateur, a ensuite dirigé le quotidien Al Akhbar et créé la chaîne TéléMaroc.

Le Media Ownership Monitor recense une centaine d'employés au sein de Massae Media. Mohamed Asli partage alors son temps entre Casablanca et Ouarzazate.

Mohamed Asli dirige Al Massae tout en conservant une activité de producteur de films. Notre rubrique présente également le portrait d'Abdelhak Najib, journaliste et critique d'art et de cinéma né à Casablanca.

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Rédaction

Auteur chez Le Guide Marocain