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LE GUIDE MAROCAIN

Le Maroc en pixels

Comment a évolué la régionalisation depuis ses débuts en 1976 ?

Le Maroc s’est attelé à la « décentralisation » et au renforcement de la gestion locale dès son indépendance, un outil nécessaire à la régionalisation. -En 1971, les 16 régions marocaines sont créées et inscrites dans la Constitution. Mais elles ne sont encore que des régions économiques. -Le 30 septembre 1976, le roi Hassan II fait adopter le premier texte sur la décentralisation, la Charte communale, qui définit l’organisation des finances dans les collectivités locales et prévoit l’organisation des premières élections communales. C’est le coup d’envoi d’une démocratie à l’échelle locale. -Dans la Constitution de 1992, la région revêt officiellement son statut de « collectivité locale », avec une ambition définitivement économique, culturelle et sociale, et une dimension juridique propre. -En 1996, la nouvelle Constitution achève de renforcer cette stratégie « démocratique » : les régions élisent désormais des assemblées, les Conseils régionaux, qui ont des moyens propres, des prérogatives précises, et doivent entretenir des synergies avec les autres collectivités locales décentralisées. -En 2002, un nouveau principe apparaît : les régions sont considérées comme les moteurs du développement économique, et doivent donc tenir lieu de « locomotives » dans les projets d’aménagement, de désenclavement et d’investissement. -En 2006 enfin, la loi des Finances attribue un budget propre et réservé aux régions.

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Tanger: Le tourisme local fait défaut PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Administrator   
Jeudi, 18 Septembre 2008 12:08
Juillet a été un mois relativement calme pour l’activité touristique à Tanger. Les chiffres font état d’une régression de 3% des nuitées touristiques, marquant un arrêt de la tendance positive enregistrée sur la destination depuis des années.
 Malgré tout, le cumul des sept premiers mois de l’année 2008 dégage une augmentation des nuitées de 3%, la fréquentation en basse saison ayant permis de sauver l’année en cours, selon des chiffres du ministère du Tourisme. 

En juillet 2008, c’est bien le premier marché de Tanger qui a fait défaut, celui des nationaux. En effet, le nombre de nuitées réalisées par les résidents a chuté de 6%. Les causes de ce retournement de situation sont dues, selon les opérateurs, à l’effet de Ramadan, les résidents évitant les déplacements dès l’approche du mois de Chaâban. Ce qui ne manque pas d’impacter le flux des arrivées des nationaux. 
D’autre part, la ville de Tanger connaît depuis quelques années un développement de l’hébergement chez l’habitant, maisons d’hôtes et autre forme de résidence touristique. L’offre en appartements ne cesse de croître surtout au niveau de la côte. La part de l’informel étant assez élevée, ces visiteurs ne se retrouvent point sur les statistiques officielles. 

Malgré tout, certains indicateurs ne manquent pas de donner une idée de la relative santé du secteur touristique local. C’est le cas du taux d’occupation des établissements d’hébergement touristique. Ce dernier a augmenté de 16 points pour se placer à 78% par rapport à juillet 2007. En basse saison, il peut, à l’image du mercure, descendre et se situer à environ 30%. Sur les sept premiers mois de l’année, le taux d’occupation s’est lui aussi nettement amélioré se plaçant à 54% avec six points de mieux qu’en 2007. 

De même, au niveau des fréquentations par type d’hôtel, on assiste à une forte différenciation des nuitées. Pour les hôtels classés 3 étoiles, le nombre de nuitées a baissé de 22%, alors qu’il s’est apprécié du même niveau pour les 4 étoiles et de 17% pour les 5 étoiles. Des opérateurs y voient une montée en gamme de la destination Tanger. Le développement industriel et le climat économique propice aux affaires sont pour beaucoup dans cette évolution.

Reconversion


Si la crise actuelle reste conjoncturelle, selon les opérateurs, (du moins, ils l’espèrent), ils fondent beaucoup d’espoirs sur le tourisme national. Les visiteurs locaux constituent en effet le premier marché de la ville, surtout en haute saison. Mais les hôteliers craignent que le mois de Ramadan, qui entame un recul relatif vers la saison d’été, ne perturbe la donne. Et ce «recul» d’agenda du mois de jeûne risque de durer encore pendant quelques années. Pas moins de sept saisons d’été seraient à combler d’ici 2015, explique Mustapha Boucetta, président du Conseil régional du tourisme de Tanger-Tétouan. Selon lui, le salut est dans la reconversion du balnéaire vers un tourisme d’affaires et de services. Au préalable, une mise à niveau des infrastructures existantes s’impose, à commencer par la construction d’un palais des congrès.

 
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