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La région ne dispose que de quelque 24 hôtels classés et d'une capacité d'hébergement de 15.000 lits.
La région de Tadla-Azilal présente de nombreux points forts pour le développement d'une activité touristique rurale de prédilection. Cette région figure parmi les premières régions du Maroc à être choisies par le ministère du Tourisme, dans le cadre du programme de consolidation des pays d'accueil touristique et des produits du tourisme de niche. Or, elle est dotée de l'une des plus faibles capacités hôtelières du Royaume.
Un constat, en somme, qui interpelle tous les professionnels du secteur du tourisme. Comment donc rendre cette région, aux riches potentialités touristiques, plus attractive? Sachant qu'elle ne dispose que de quelque 24 hôtels classés et d'une capacité d'hébergement de 15.000 lits, ce qui fait que le nombre des arrivées et des nuitées touristiques réalisées, ces dernières années, a atteint relativement quelque 55.000 et 85.000 (en tête figurent trois marchés principaux: la France, l'Allemagne et la Hollande, en plus du tourisme intérieur qui semble connaître une nette progression). Ce qui nécessite, de l'avis de tous les professionnels, un réel effort pour que la région puisse transformer cet handicap en atouts. Néanmoins, le Conseil de la région a acquis, en 2007, des terrains pour la construction de nouveaux établissements hôteliers pour un crédit de 580.000 DH, sans oublier la signature d'une convention de partenariat avec le ministère du Tourisme pour la création d'un espace de tourisme pour une enveloppe budgétaire à hauteur de 9,6 MDH. L'exercice budgétaire 2006-2007 du Conseil de la région avait programmé nombre de projets mais sans suite, telle la construction d'un musée régional de géologie (1,8MDH), du musée forestier de Tassmite (562.263 DH) ou encore du projet de restauration du site de Zaouiat Ahanssal (1MDH) ainsi que des sites d'Ouzoud (800.000 DH), de Bin El Ouidan (1MDH) et de Tamagnount pour une enveloppe budgétaire de l'ordre de 200 MDH.
Le positionnement marketing actuel et l'analyse des marchés émetteurs et de leur réactivité devront également être réexaminés pour identifier les zones d'intérêt touristique prioritaire et reconfigurer cette destination en tant que région touristique. Pour atteindre tous ces objectifs, la construction d'autres hôtels en fonction des cibles identifiées s'impose. La capacité hôtelière de la région reste en deçà des espérances: Tadla- Azilal se positionne de très loin derrière Agadir, Marrakech, Fès et même Safi et Essaouira… La durée de séjour n'est que de 0,7 sur le plan national et la destination ne représente que 0,06 du marché national.
Un constat peu encourageant qui nécessite beaucoup d'efforts de la part des décideurs qui on intérêt de transformer cet handicap en opportunités de manière à créer une capacité d'accueil additionnelle pour le produit touristique. Ainsi, quelque 2000 lits supplémentaires devront être créés, soit la construction de quelque 20 nouveaux hôtels. Texture du produit, style d'hôtellerie et autres formes d'hébergement restent à prévoir: les opportunités d'investissements offertes concernant l'ensemble des activités touristiques et para-touristiques liées au tourisme rural et de montagne, à savoir (hôtels, villages de vacances, d'hôtes, gîtes d'étapes, refuges d'altitudes, bivouacs…). El c'est là le rôle du Conseil régional du tourisme, des professionnels du secteur, des autorités régionales et locales, des élus… Ceci dit, la région semble connaître d'ambitieux projets d'accompagnement tels l'aérodrome de Béni Mellal, le tronçon de l'autoroute (Berrechid-Béni Mellal) ou encore la voie express d'Azilal. Une infrastructure qu'il faut transformer en levier pour le développement de l'activité touristique de la région pour qu'elle soit, en définitive, une vraie destination touristique.
C'est un symbole fort de l'histoire de la région qui porte un nom à résonance puissante au Maroc: ses vestiges historiques (plus de 10 grottes, abris, ponts naturels…) tels que les empreintes de dinosaures fossilisées d'Iroutane (65 millions d'années), la célèbre découverte de squelette complet de l'Atlasaurius Imlakei à Ouaoumda (164 millions d'années) ou encore les non moins célèbres gravures rupestres de Tizi-N-Tirghyst (2e millénaire avant J-C).
Sans oublier bien sûr l'ambitieux projet du géoparc M-Goun qui constitue la première réserve géologique protégée au Maroc. Désormais, ce patrimoine qui couvre un nombre important de sites géologiques d'un intérêt exceptionnel, mais aussi des lieux de grande valeur écologique, archéologique, historique, touristique et culturelle, doit être l'objet d'une redynamisation de la convention-cadre signée le 11 juin 2004 entre le Conseil de la région, les deux Conseils provinciaux de Béni Mellal et Azilal et l'Association pour la protection du patrimoine géologique du Maroc (APPGM) pour la gestion dudit géoparc. Un projet protégé recouvrant, sur plus de 12.000 km², des vestiges historiques qui manifestent un intérêt culturel et historique de premier ordre. La région dans sa globalité apporte à la destination une diversité et une grande dimension naturelle qui ne peuvent que servir le noyau du produit touristique.
Une destination culturelle
L'intérêt du CRT devra être focalisé sur plusieurs aspects: tourisme de niche, destination culturelle, randonnée pédestre, pêche, chasse… Mais quelles sont les performances actuelles de la destination au niveau des marchés national et international de voyages ?
Il est constaté que bien qu'étant principalement une destination de tourisme de niche, cette région n'est pas une destination de séjour. Pourtant, elle à beaucoup à offrir aux touristes: il suffit juste de mettre en valeur ses potentialités.
Le rôle du CRT, que l'on s'attendait qu'il soit déterminant, reste malheureusement encore assez faible dans la contribution au développement de l'industrie touristique au sein de la région, en harmonie avec les orientations de la Vision 2010, la mise en œuvre des conditions nécessaires et la fédération d'une action globale et consensuelle à même de focaliser l'attention des pouvoirs publics et des acteurs majeurs du secteur qui devront y adhérer pour mettre en valeur la région qui s'étend sur une superficie de 17.125 km², soit 2,4% de la superficie du territoire national et qui compte une population de près de 1,5 million d'habitants. Projets en cours - Le Conseil de la région semble avoir acquérir en 2007 des terrains pour la construction de nouveaux établissements hôteliers pour un crédit de 580.000 DH. - La signature d'une convention de partenariat avec le ministère du Tourisme pour la création d'un espace de tourisme pour une enveloppe budgétaire à hauteur de 9,6 MDH. |