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LE GUIDE MAROCAIN

Le Maroc en pixels

Comment a évolué la régionalisation depuis ses débuts en 1976 ?

Le Maroc s’est attelé à la « décentralisation » et au renforcement de la gestion locale dès son indépendance, un outil nécessaire à la régionalisation. -En 1971, les 16 régions marocaines sont créées et inscrites dans la Constitution. Mais elles ne sont encore que des régions économiques. -Le 30 septembre 1976, le roi Hassan II fait adopter le premier texte sur la décentralisation, la Charte communale, qui définit l’organisation des finances dans les collectivités locales et prévoit l’organisation des premières élections communales. C’est le coup d’envoi d’une démocratie à l’échelle locale. -Dans la Constitution de 1992, la région revêt officiellement son statut de « collectivité locale », avec une ambition définitivement économique, culturelle et sociale, et une dimension juridique propre. -En 1996, la nouvelle Constitution achève de renforcer cette stratégie « démocratique » : les régions élisent désormais des assemblées, les Conseils régionaux, qui ont des moyens propres, des prérogatives précises, et doivent entretenir des synergies avec les autres collectivités locales décentralisées. -En 2002, un nouveau principe apparaît : les régions sont considérées comme les moteurs du développement économique, et doivent donc tenir lieu de « locomotives » dans les projets d’aménagement, de désenclavement et d’investissement. -En 2006 enfin, la loi des Finances attribue un budget propre et réservé aux régions.

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Grève des transporteurs PDF Imprimer Envoyer
Écrit par L'Economiste   
Mercredi, 15 Avril 2009 10:34

Les opérateurs économiques du Souss sont très inquiets après que la grève des chauffeurs est entrée, hier lundi, dans son huitième jour.

Au niveau du secteur des fruits et légumes, les dégâts sont énormes, à en croire les professionnels. Les exploitations sont à l’arrêt car les employés manquent de moyens de transport pour se rendre au travail. Même situation également au niveau des stations de conditionnement, dont le fonctionnement est stoppé en raison du manque de matière et de main-d’œuvre. Les produits ne sont donc pas acheminés vers les marchés extérieurs et la campagne d’exportation s’en trouve ainsi hypothéquée alors que les agriculteurs enregistrent de gros dégâts sur les cultures par manque d’entretien.
Difficile ainsi d’acheminer les produits vers les marchés même locaux qui manquent de produits car en temps normal, près de 5.000 tonnes leur sont destinées quotidiennement. Depuis le début de la grève, tout véhicule qui se hasarde à prendre la route de Marrakech est arrêté par les grévistes au niveau de la commune d’Ameskroud. Impossible donc de réaliser l’exportation des 120.000 tonnes de maraîchers prévues en cette période d’avril. C’est dire l’impact de cette grève et les retombées en termes de chiffre d’affaires.


Au niveau du port de pêche, des dégâts sont également enregistrés, notamment en termes de vandalisme sur des véhicules et de valeur du poisson qu’il est difficile d’acheminer vers les marchés. La pénurie guette également les carburants. Hier lundi dernier, plusieurs stations n’en disposaient plus. Le pire, dit-on, est encore à venir.


Tanger: Les livraisons reportées

Pas de taxis lundi matin à Tanger. Les chauffeurs des petits et surtout des grands taxis ont largement répondu à l’appel des grévistes du transport routier. Etudiants mais aussi ouvriers et employés utilisant le transport par taxis n’ont pu se déplacer normalement. De rares petits taxis circulent encore sans que l’on ait relevé des cas d’intimidation à l’heure où nous mettions sous presse. Quant au transport de marchandises, il ne semble pas trop affecté, selon des sources du ministère du Transport. Le lundi n’étant pas un jour de grande fréquentation. La plupart des entreprises à cause de la grève auraient reporté leurs livraisons en attendant un retour à la normale. Quant au marché de gros, son activité reste relativement normale. Le flux maximal de camions n’étant atteint que le jeudi de chaque semaine. L’approvisionnement des stations-service est lui aussi normal, mais les stocks de sécurité risquent de fondre en moins de 24 heures faute de réapprovisionnement.

A. A.

Marrakech: L’ONCF comme palliatif

Marrakech n’a pas échappé à la grève des transporteurs, même si les répercussions sont beaucoup moins importantes, dit-on. En effet, les industriels installés dans la cité ocre et dont les produits sont destinés à l’export ont trouvé le palliatif: le réseau de l’ONCF qui achemine la production vers le port de Casablanca. Ils souffrent toutefois pour ramener les emballages et autres fournitures.
Pas de grosse perturbation d’approvisionnement en carburants, non plus à l’exception de quelques-uns dont le stock s’est épuisé le dimanche, les pompistes ont assuré ce lundi. De leur côté, les chauffeurs des petits taxis ont préféré suivre le mouvement de grève uniquement le samedi. Lundi, plusieurs d’entre eux ont repris le service. Mais pas tous. Il n’empêche que la circulation était encore perturbée.
Mais, c’est du côté des camionneurs que les choses se gâtent. Ils bloquent des routes. Les actes de violence et de vandalisme pratiqués contre les non grévistes ont été enregistrés sur les routes de Harbil, Bab Atlas et la route de Chichaoua.

Mise à jour le Mercredi, 15 Avril 2009 10:35
 
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