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LE GUIDE MAROCAIN

Le Maroc en pixels

Comment a évolué la régionalisation depuis ses débuts en 1976 ?

Le Maroc s’est attelé à la « décentralisation » et au renforcement de la gestion locale dès son indépendance, un outil nécessaire à la régionalisation. -En 1971, les 16 régions marocaines sont créées et inscrites dans la Constitution. Mais elles ne sont encore que des régions économiques. -Le 30 septembre 1976, le roi Hassan II fait adopter le premier texte sur la décentralisation, la Charte communale, qui définit l’organisation des finances dans les collectivités locales et prévoit l’organisation des premières élections communales. C’est le coup d’envoi d’une démocratie à l’échelle locale. -Dans la Constitution de 1992, la région revêt officiellement son statut de « collectivité locale », avec une ambition définitivement économique, culturelle et sociale, et une dimension juridique propre. -En 1996, la nouvelle Constitution achève de renforcer cette stratégie « démocratique » : les régions élisent désormais des assemblées, les Conseils régionaux, qui ont des moyens propres, des prérogatives précises, et doivent entretenir des synergies avec les autres collectivités locales décentralisées. -En 2002, un nouveau principe apparaît : les régions sont considérées comme les moteurs du développement économique, et doivent donc tenir lieu de « locomotives » dans les projets d’aménagement, de désenclavement et d’investissement. -En 2006 enfin, la loi des Finances attribue un budget propre et réservé aux régions.

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Rabat/Transport urbain, un démarrage difficile pour Stareo PDF Imprimer Envoyer
Écrit par L'Economiste   
Lundi, 09 Novembre 2009 09:27

Stareo, le nouveau transporteur par bus de l’agglomération de Rabat, Salé et Témara, s’efforce de dépasser les problèmes rencontrés lors de la période de démarrage. «Pour faire face aux grèves, on a commencé l’activité le 27 octobre dernier, suite à la demande des autorités. Un démarrage anticipé de quelques jours sur la date contractuelle, premier novembre,  dans ce contexte de crise», a rappelé Khalil Abdelali, directeur général de Stareo, lors d’une conférence de presse, tenue hier à Rabat. Pour sa part, Hassan Amrani, wali de la région, a signalé qu’il faut attendre près de 4 mois pour pouvoir juger le travail du nouveau délégataire du transport urbain. Pour les responsables de Stareo, le grand effort du management de l’entreprise a été focalisé sur le règlement du problème d’intégration des employés des anciennes sociétés concessionnaires. Pour rappel, le nouvel opérateur s’est engagé à reprendre les employés dûment déclarés tout en préservant leurs acquis, notamment leur ancienneté dans le travail. «Pour le moment, près de 1.800 contrats d’embauche ont été signés sur un objectif cible de 3.200 employés», précise Abdellaoui Mohamed, directeur des ressources humaines à Stareo.

Pour ce dernier, le grand travail qui reste à faire est celui de la formation de ces agents et de leur adhésion à la stratégie de l’entreprise, sachant bien qu’ils viennent de 10 sociétés différentes. Après le volet social, l’équipe de Khalil doit se pencher sur les problèmes techniques pour respecter les clauses du contrat de gestion déléguée. Sur ce volet, il faut rappeler  que le nouvel opérateur doit constituer un parc de 543 véhicules neufs à l’horizon des 4 premières années d’exploitation, dont 400 bus au cours des 18 premiers mois. Le marché pour leur acquisition a été adjugé et on attend les premières livraisons à partir de février 2010. En attendant, l’activité durant cette phase de démarrage sera assurée par les 525 autobus existants récupérés auprès des concessionnaires sortants. En outre, il faut signaler que ce parc ne peut pas répondre aux besoins de l’agglomération dont la population avoisine les deux millions de personnes. Il faut reconnaître que ces derniers jours, les bus se font rares dans les rues de la capitale, ce qui pose un sérieux problème pour le transport des habitants, notamment en heures de pointe.

 
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