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LE GUIDE MAROCAIN

Le Maroc en pixels

Comment a évolué la régionalisation depuis ses débuts en 1976 ?

Le Maroc s’est attelé à la « décentralisation » et au renforcement de la gestion locale dès son indépendance, un outil nécessaire à la régionalisation. -En 1971, les 16 régions marocaines sont créées et inscrites dans la Constitution. Mais elles ne sont encore que des régions économiques. -Le 30 septembre 1976, le roi Hassan II fait adopter le premier texte sur la décentralisation, la Charte communale, qui définit l’organisation des finances dans les collectivités locales et prévoit l’organisation des premières élections communales. C’est le coup d’envoi d’une démocratie à l’échelle locale. -Dans la Constitution de 1992, la région revêt officiellement son statut de « collectivité locale », avec une ambition définitivement économique, culturelle et sociale, et une dimension juridique propre. -En 1996, la nouvelle Constitution achève de renforcer cette stratégie « démocratique » : les régions élisent désormais des assemblées, les Conseils régionaux, qui ont des moyens propres, des prérogatives précises, et doivent entretenir des synergies avec les autres collectivités locales décentralisées. -En 2002, un nouveau principe apparaît : les régions sont considérées comme les moteurs du développement économique, et doivent donc tenir lieu de « locomotives » dans les projets d’aménagement, de désenclavement et d’investissement. -En 2006 enfin, la loi des Finances attribue un budget propre et réservé aux régions.

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Casablanca/Université Hassan II 6.000 nouveaux inscrits PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 09 Novembre 2009 09:26

La rentrée universitaire au rythme du Plan d’urgence. Les performances à atteindre sont fixées à l’avance. Rien qu’en termes d’inscriptions, le Plan d’urgence établit un nombre bien précis: 6.203 nouveaux étudiants à inscrire. L’Université Hassan II Casablanca a tenu promesse. L’objectif a été atteint et bien au-delà. Le nombre des inscrits dépasse l’engagement assigné de près de 1.000 étudiants, soit 106%.
Et ce n’est pas pêle-mêle. Les contingents sont précisés pour chaque faculté et chaque institut. Comme d’habitude, la faculté de droit rafle la mise. A elle seule, elle accapare la moitié des nouveaux inscrits (4.000). Le libre accès y est pour beaucoup. Idem pour les facultés des lettres et des sciences. Mais ces dernières ne sont pas pour autant attractives. L’engouement n’est que très modéré: ils sont 1.300 nouveaux inscrits pour la faculté des sciences et 1.011 pour celle des lettres et des sciences humaines.

La plus peuplée


Les facultés de médecine et de médecine dentaire sont très sélectives. L’accès y est très serré (par voie de concours) et les places limitées. Ce sont juste quelque 500 étudiants qui ont pu décrocher un banc à la fac de médecine et à peine 122 à celle de médecine dentaire. L’Ecole supérieure de technologie a enregistré 348 nouveaux inscrits alors que l’Ecole nationale supérieure de l’électricité et de la mécanique en compte 207.
En chiffres cumulés, la fac de droit est de loin la plus peuplée avec près de 11.000 étudiants. Les facultés des sciences et des lettres n’arrivent même pas à la moitié de ce nombre: près de 4.000 étudiants chacune. La faculté de médecine suit de près (3.000 étudiants). Pour les instituts supérieurs (ENSM, EST, etc.), la population estudiantine varie entre 500 et 700 étudiants. L’encadrement n’est pas fonction du nombre. Ainsi pour la fac de droit, les 11.000 étudiants sont encadrés par 200 professeurs pendant que l’EST bénéficie d’une prestation bien meilleure: 80 professeurs pour 700 étudiants.
Comparée à la rentrée universitaire 2008-2009, celle en cours a enregistré une hausse de près de 17%. Toutes les facultés et tous les instituts ont vu augmenter le nombre de leurs étudiants. Sauf l’Ecole supérieure de formation des professeurs dont le nombre d’étudiants a connu une chute de 5%. Par ailleurs, en 2009-2010, la fac des sciences a enregistré la plus grande évolution (estimée à 34%). La fac des lettres a été aussi la destination privilégiée des bacheliers avec 27% de hausse du nombre d’inscrits. La fac de droit a perdu de son attrait pour cette rentrée: seulement 10% de plus d’étudiants s’y sont orientés.
Même constat pour l’encadrement administratif: les facultés d’accès libre demeurent les moins loties. Elles sont pénalisées. A titre d’exemple, la fac de droit ne compte que 99 fonctionnaires alors que celle de médecine dispose de 142 fonctionnaires. En gros, près de 23.000 étudiants suivent leur formation à l’Université Hassan II Casablanca dont un peu plus de 500 étrangers. L’université emploie 1.158 professeurs et 708 fonctionnaires.

 
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