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Parc Sindibad, l'appel à manifestation d'intérêt lancé PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 13 Mai 2008 00:00
En effet, la wilaya du Grand Casablanca a invité, depuis le 13 mai, les investisseurs et exploitants de parcs de loisirs, nationaux et internationaux, intéressés par ce projet à déposer leurs candidatures en vue de sélectionner l'opérateur qui prendra en charge l'aménagement, l'équipement et l'exploitation dudit parc, ainsi que le développement et la commercialisation du site "carrière Schneider".  Selon les conditions de l'AMI, le projet doit rester fidèle aux conclusions de l'étude de développement touristique sur le positionnement du parc, réalisée dans le cadre du PDRT Casablanca 2012.

Ainsi, le nouveau concessionnaire devra aménager, équiper et exploiter Sindibad tout en sauvegardant l'espace vert du site. Par ailleurs, les responsables de la ville veulent avoir un parc " classique " conçu selon les modèles européens. Pour ce faire, ils exigent la mise en place d'espaces de loisirs variés, de jeux, de manèges pour enfants, d'attractions, ainsi que des ceux de spectacles. Le concessionnaire devra également prévoir des restaurants et fast-foods pour assurer la restauration des visiteurs au sein du lieu.

Grosso modo, le nouveau " Sindibad " sera doté d'une palette d'activités et d'infrastructures qui permettra la distraction des Casablancais dans une ambiance familiale et pleine de sensations fortes. Le projet comprendra également l'aménagement d'un parc archéologique à proximité du site des fouilles ainsi que la réalisation d'un musée archéologique sur une partie du foncier domaniale de la carrière Shneider. Une enveloppe budgétaire de 40 millions de DH est à prévoir par le futur délégataire pour assurer la construction et l'équipement du Musée de l'homme. Ce chantier sera aussi marqué par la création d'une zone touristique et résidentielle aux alentours (hôtels, magasins, bureaux…).

Il est à signaler que ce projet déclaré prioritaire par Mohamed Boussaid, ministre du Tourisme et de l'Artisanat, le 5 décembre dernier, au siège de la wilaya du Grand Casablanca, lors d'une réunion de travail avec Mohamed Kabbaj, wali de la région du Grand Casablanca, consacrée à l'examen de l'état d'avancement des projets structurants de la région, devra permettre le relogement des familles " bidonvilloises " qui vivent sur le site ou aux alentours. Au total, le nouvel opérateur contribuera au relogement de 933 familles. En outre, il devra reprendre les 50 employés du parc Sindibad ou assurer une opération de départ volontaire avec indemnisation. L'adjudicataire devra, par ailleurs, assurer une gestion professionnelle de cet espace de loisirs dans le cadre d'une concession de longue durée. S'agissant des exigences environnementales, le parc devrait être aménagé de manière homogène autour d'une thématique originale en harmonie avec le site. Le futur concessionnaire sera alors responsable de la conservation et la valorisation des espaces forestiers et de la zone humide existants.

Afin de parvenir à pareil résultat, un travail paysager d'ensemble s'impose pour l'adjudicataire afin " d'assurer une cohérence du site et donner l'impression d'être dans un grand espace de loisirs et non pas dans une simple fête foraine".
Le futur concessionnaire devra alors veiller à la sauvegarde de la zone humide existante sur le site du parc d'attractions ainsi que les espèces d'oiseaux s'y trouvant. Par ailleurs, il devra prendre en compte les recommandations de l'étude hydraulique de la zone. Tous les atouts du " Sindibad " seront ainsi mis en valeur pour en faire un espace où l'on vient passer une journée complète de plaisir, de dépaysement et d'amusement, en famille ou entre amis.
Rappelons que ce projet piloté par la wilaya et le département régional du Tourisme, est destiné en premier lieu à compléter l'offre d'animation pour couvrir les besoins de l'ensemble des segments ciblés.

Toutefois, il convient de signaler que la cité blanche, qui veut développer son tourisme de loisirs, a du mal à divertir sa population. Du coup, cette carence flagrante en lieux de loisirs rend difficiles les sorties de familles durant les week-ends et les périodes de vacances.
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Autres projets
Le projet du parc de loisirs " Sindibad " s'inscrit dans le cadre de l'aménagement et de la requalification de la corniche avec 10 km à aménager pour une superficie de 500 ha. Le second projet prioritaire porte sur la création d'une médiathèque au complexe artisanal à Dar Bouâzza et d'une Académie des arts. Ce dernier sera ouvert au grand public fin 2008.
Il est à signaler que le programme de développement régional du tourisme est un projet ambitieux et collectif, qui doit impliquer tous les partenaires, notamment les professionnels du secteur.

Treize projets structurants ont été identifiés et devraient faire l'objet d'appels à manifestation d'intérêt.
Il s'agit, entre autres, du Palais des congrès, du projet Anfa, d'une lagune artificielle à El Hank, du Méga Mall, d'un espace de grande distribution moderne et universel, d'un complexe golfique géant à Bouskoura….
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Site préhistorique
Casablanca est construite sur un patrimoine préhistorique exceptionnel dont la découverte est une conséquence de la décision du Sultan Moulay Abdelaziz d'y aménager un port moderne. L'exploitation des Carrières Schneider allait mettre au jour des outils préhistoriques abondants dans des strates témoignant de leur haute antiquité. Fouilles et études débouchaient en 1941 sur la publication d'un ouvrage de synthèse (Neuville et Rulhman, 1941).

Par Dahir du 12 mai 1951, les carrières Scheneider furent le premier site préhistorique du Maroc à faire l'objet d'un arrêté de classement. Il fut hélas mal protégé, et les travaux d'exploitation se poursuivirent et le détruisirent en grande partie ! L'extension de les carrières Schneider mit successivement au jour plusieurs cavités aux noms évocateurs : grotte des Ours, grotte du Rhinocéros, grotte de l'Éléphant, grotte de la Gazelle, grotte du Cheval, Cap Chatelier. Mais les rapports entre archéologues et carriers s'étaient dégradés, suite à la destruction du site et le travail scientifique se faisait donc entre les excavatrices.
Mises en sommeil en 1958, les fouilles sur cet ensemble de sites de premier ordre reprirent en 1978 à l'initiative du Service de l'Archéologie du ministère des Affaires culturelles, puis sous la direction de l'Institut national des sciences de l'archéologie et du patrimoine avec la collaboration de chercheurs français dans le cadre des accords bilatéraux de coopération.

 
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